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JOUR 5 : lundi 3 avril 2006 en soirée
Nous reprenons la route en direction du Pantanal. Comme il fait déjà presque nuit, nous décidons donc de s'arrêter à Porto Mendes, un petit village en cul de sac au bord du fleuve Parana.
Nous trouvons un hébergement pour 30 Réals aux "Chalés Beira Lago". Le propriétaire José et sa femme nous accueillent avec beaucoup de soins. Sa femme voyant les coups d'soleil de Lyly nous propose un de ses remèdes. Elle découpe soigneusement une feuille de plante en deux pour en extraire une sorte de gélatine qu'elle applique sur les rougeurs, cela calme instantanément les brûlures, et le lendemain, plus rien ! Malheureusement nous n'avons pas retenu le nom de cette plante qui ressemble de près à un sanseviera (plante cactus).
Porto Mendes : Le Parc de Loisirs Annita Wanderer a été inauguré le 12 octobre 1984, avec l'objectif de favoriser le tourisme dans la région. Il possède un secteur de 128.640m², lequel offre au touriste local du camping avec des tables, des churrasqueiras, des restaurants, un parc de divertissements pour enfants, des ancrages, une plage artificielle, enfin, une infrastructure complète pour le séjour à Porto Mendes. C'est le lieu qui accueille les événements de pêche de la ville. De décembre à février, la programmation est spéciale, sur le thème "Été Écologique", avec plusieurs activités de loisirs.
Le musée historique de la ville reste dans le district de Porto Mendes, dans l'Avenue Capitaine Heitor Mendes. C'est le plus important conservatoire de l'histoire de la Ville. Le musée contient des pièces de grande valeur qui étaient utilisées anciennement à Porto Mendes Gonçalves, établi par la Société Mate Laranjeira en 1915. Aujourd'hui les anciennes installations de Porto Mendes Gonçalves sont dissimulées par le Lac International d'Itaipu ; néanmoins beaucoup de machines, éléments décoratifs et ustensiles sont préservés dans le Musée de Porto Mendes.
Après s'être installés, nous allons faire un petit tour en ville, mais on dirait un couvre feu, aucune animation, personne dans les rues. Nous trouvons seulement un petit restaurant qui ne paye pas de mine et nous dînons en terrasse, et devinez ce qu'ils nous servent encore ?? ... du poisson frit bien sûr avec des frites ! lol ! De toute façon, nous n'avions pas d'autres choix car il n'existait pas de carte de menus. Pour seuls visiteurs dans ce resto, quelques phasmes au plafond, et un crapaud rigolo qui se faufilait entre les tables ! mdr !
JOUR 6 : mardi 4 avril 2006
Lever à 7 H. Le propriétaire nous invite à partager le petit déjeuner avec eux qui se résume simplement au maté traditionnel.
Le maté est une boisson conviviale, qui se boit en bonne compagnie. Leur tradition est de "tornarse en ronda" : une seule calebasse circule de main en main entre toutes les personnes présentes, qui boivent à tour de rôle en utilisant la même bombilla (une paille en métal). On se contente de rajouter de l’eau chaude quand la calebasse est vide. Le propriétaire boit la première infusion qui est très âpre. Il remplit à nouveau la calebasse et la donne à une autre personne, qui boit la seconde infusion, en faisant attention à ne pas déplacer la paille, dans la calebasse, seul le propriétaire de celle-ci peut la bouger (d'avant en arrière). Le propriétaire remet de l'eau chaude et passe l'infusion à une troisième personne, et ainsi de suite... c'est le propriétaire qui décide de l'ordre dans lequel il passe le maté. Plus l'herbe infuse, moins elle est âpre.
En route pour le Mato Grosso do Sul. De longs Kms à parcourir en passant par Guaira / Mundo Novo / Eldorado / Itaquirai / Naviari / Juti / Caarapo / Dourados / Rio Brilhante / Maracaju / Bonito.
Les routes sont en assez bon état dans l'ensemble hormis quelques gros trous dans le bitume à certains endroits. Le paysage est un peu monotone, des champs à perte de vue et de nombreuses termitières. Des camps d'indiens décimés de ci de là en bord de route, où la misère paraît.
Et quand même, quelques apparitions d'émeus, de perroquets, de tortues, de grenouilles, d’oiseaux, et nous semble-t-il un puma, mais nous n'y voyons en fait que le train arrière qui disparaît dans les herbes hautes.
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