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JOUR 2 : vendredi 31/03/2006   MORRETES 

 

La route est longue à travers les montagnes, mais le paysage est splendide. Pendant tout le trajet, des tonnes de bananes sont à vendre. Nous faisons notre premier plein de "gasolina" pour 130 Rls.  

 

       


Morretes
: 7400 habitants

Fondée en 1721 sur les rives du Rio Nhundiaquara, cette tranquille petite cité coloniale repose dans un écrin vert émeraude, au pied de la Serra do Mar. C'est un endroit paisible. De très belles constructions coloniales en bordure de rivière, entourées de palmiers géants. Entourée de vergers tropicaux,et de rivières, Morretes n'est qu'à 15 kms de la mer. Un petit paradis en pleine serra de Graciosa !

Population : 16.077 habitants  dont  rural :  8.870 hab et urbain : 7.207 hab 

 

 

 

 

 

Nous nous arrêtons à l'office du tourisme pour prendre quelques infos sur les visites alentour et trouver une pousada où passer la nuit. Par chance, le guide du tourisme nous en conseille une à mi-chemin entre Morretes et Antonina : "La pousada Cabanas do Curupira" pour 60 rls. Il téléphone pour savoir s'il reste une chambre de libre. Les propriétaires de la pousada étant en ville, ils nous rejoignent à l'office pour nous conduire jusqu'au lieu dit. Une autre touriste québécoise, Madeleine, se joint à nous. Enfin quelqu'un qui parle notre langue ! lol ! Le propriétaire parle aussi un peu français. Nous sommes très agréablement surpris par l'endroit réservé. Un magnifique chalet au milieu la forêt tropicale "raining forest", propre, spacieux rien que pour nous deux ! génial ! un hamac sur la terrasse nous invite à la sieste !

 

Nicolas et Maria sont les heureux propriétaires de la Pousada. Ils sont arrivés d'Espagne (Lui de Sabadell, elle d'Ibiza) il y a 11 ans au Brésil, où ils font leur vie, élevant leurs enfants. Maria prend soin la plupart du temps de la pousada et accueille les voyageurs à la station de Morretes. Nicolas organise les activités et guide des excursions dans la forêt tropicale. Ils sont tous les deux pluri lingual : María parle en plus de l'espagnol et du portugais, l'anglais et l'allemand. Nicolás parle anglais et français, en plus du catalan, espagnol et portugais.

 

  

 

Après s'être installés, nous repartons aussitôt manger sur Ipiranga dans une petite brasserie où on nous sert des hamburgers brésiliens et des beignets de poisson (peixes). En sortant, une petite épicerie où s'étalent une multitude de fruits attire notre attention. Nous y achetons une énorme grappe de minis bananes, deux "frutas do conde" (pomme-canelle) et des bonbons de bananes séchées (spécialité de morretes).

 

On se rend ensuite à Mae Catira (un parc écologique) grâce aux indications de Nicolas pour une belle balade en forêt primaire. Nous empruntons le "chemin des jésuites" jalonné de pierres. La végétation est dense, les fleurs sont magnifiques, on entend le chant des oiseaux ... Lolo est ravi de dénicher une orchidée perchée sur un arbre ... on y verra aussi une limace géante collée sous une feuille de bananier. Une pluie battante s'abat encore sur nous, mais il fait chaud ! Un chien qu'on surnomme "pequeno" nous suit tout au long de notre promenade mais au retour par la route, il préfère retourner dans la forêt.

Nous rejoignons le parking et faisons une pause au bar où nous sirotons à la paille, une noix de coco avec de la glace pilée. Hummm !

 

Mae Catira : Les chemins coloniaux de graciosa et de Itupava, pavés avec des roches irrégulières de la région, servaient d'accès aux indiens, aux chercheurs d’or et aux colonisateurs entre le littoral et le plateau de Curitiba.

A l'époque de la récolte de la noix, les Indiens du littoral montaient jusqu'au plateau. Ce chemin a été utilisé pendant approximativement 200 ans avant le début de la construction de la route, non seulement par les Indiens, mais aussi par les jésuites et par les premiers colonisateurs de l'État, dans le 17 ème siècle.

 

Plus tard, le même chemin a été utilisé par le cycle de l'Erva-mate dans le Paraná, et l'actuelle Route de la Graciosa a été construite en suivant le tracé de ce chemin avec une petite extension raide et sinueuse, de 11 kilomètres, entre la montagne et les flancs de la Montagne elle-même de la Graciosa. Le fond des grottes, le fleuve Mae Catira accompagnent cet intervalle de la route.

 

L’ancienne Route de la Graciosa est une importante oeuvre construite dans le 19ème siècle et a une grande valeur historique. La date la plus éloignée afférente à la route dit que la première découverte a été faite au 16ème siècle, de 1570 à 1580. La progression de l’activité des mineradores ont fait que ceux-ci montaient le lit des fleuves qui se vident dans la baie de Paranaguá. De là, ils ont tracé les premiers chemins pour le Premier Plateau : l'Itupava de la Graciosa.

Actuellement la Route de la Graciosa est pavée par des parallélépipèdes en facilitant le trafic d'automobiles, mais conserve néanmoins les constructions dans les roches faites par la population des plateaux de montagne.

 

En partant de BR 116, à 37 km de Curitiba, la Route PR 410 ou la Route de la Graciosa, est aujourd'hui un lieu de loisirs, avec des churrasqueiras, des kiosques pour vente de produits typiques. L'ancien tracé de la route s’appelle Chemin des Jésuites. Il possède une flore exubérante et en été, c’est recouvert de fleurs typiques d'une forêt exotique.

 

       

 

    

  

   

   

 

De retour au chalet, nous proposons à Madeleine la québécoise, de se joindre à nous pour dîner à Antonina.

La soirée est sympathique. Très bon échange avec Madeleine, une jolie femme de 47 ans vivant dans la péninsule de Gaspésie à 9 H de route du Québec. Elle est restauratrice et gérante d'un hôtel en saison estivale.

Après une petite balade sur la place du centre ville et sur le port, nous dînons au "restaurante le Bistrô", où on choisit un plat unique pour 3, encore bien copieux : crudités, poissons, boeuf, riz ... 78 Rls pour 3 avec les boissons.

 


Antonina : jolie petite ville coloniale en bord de mer, à 15 kms, à faire à pied ou à vélo au pied des montagnes, à travers les forêts de bananiers et le long des rivières rapides. Le secteur de la ville d'Antonina est de 846 km2. Il se place dans l'extrémité occidentale de la baie de Paranaguá, à 5 m d'altitude.

Le climat se présente chaud pendant tout l'année, avec un haut niveau pluviométrique.

 

Population :

Urbain : 16,059 habitants.                           

Rural : 2,948 habitants. 

Total : 19,007 habitants.

 

 

    

 

   

 

JOUR 3 : Samedi 01/04/06

 

Encore un ptit déj exquis qui nous est servi à la terrasse de notre petit chalet.

 

 

 

 

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