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Miranda - Pantanal

JOUR 8 : jeudi 6 avril 2006

 

En arrivant à Miranda, nous cherchons l'office de tourisme et rentrons dans un centre culturel où une dame nous conduit jusqu'à la Préfecture Municipale le long d'une voie ferrée désertée.

 

 

 

   

 

  

 

 

 

 

La ville de Miranda se localise à l'ouest de l'État du Mato.grosso du Sud, au bord du Rio Miranda et son altitude est de 126 mètres.

La ville s'est rendue le vestibule du Pantanal pour le touriste ou le pêcheur qui arrive à l'état.

 

Le siège de la ville est éloigné de la capitale de Campo Grande : 194 Kms par la route 262.

Cette route relie aussi Campo Grande à Corumbá.

D'autre accès pour Miranda : la MS - 335 qui relie Bodoquena à Miranda, totalement asphaltée.

Miranda possède un secteur total 5.494,50 Km2 et la population recensée est de 22.953 mille habitants en étant 12.054 dans le secteur urbain et 10.939 dans le secteur agricole.

Miranda est une ville insérée dans la région du Pantanal et qui présente sa propre caractéristique, laquelle reflète dans son économie, centrée dans des entreprises d'agriculture hautement techniques de plantation de riz irrigué allié  à l'activité de l'élevage du bétail.

Son commerce est relativement fort et son activité touristique est la principale source de revenu de la population marginale.

La ville de Miranda appartient au Bassin du Paraguay.

Les principaux cours d'eau de la ville sont le fleuve Miranda, Salobra et Agachi :

- Rio Salobra avec ville de Bodoquena.

- Rio Miranda avec les villes de Bonito et de Bodoquena.

- Fleuves Agachi et Miranda avec la ville d'Aquidauana.

La rencontre des eaux cristallines du fleuve Salobra avec les eaux boueuses du fleuve Miranda est assez étonnante.

Actuellement, avec la politique de pêche adoptée par l'État, la pêche est interdite sur le fleuve Salobra, afin de rendre propice la procréation des poissons.

 

Le Pantanal est considéré comme un des plus grands centres de reproduction du continent américain, et une des plus grandes agglomérations d'espèces animales du monde". La ville de Miranda est insérée dans ce contexte.

On peut percevoir la présence d’espèces variées d'oiseaux sur tout le territoire. Dans une simple promenade, on peut apercevoir des Toucans, des perroquets etc... Ceci se doit à l'alimentation rassasiée et aux abris facilement trouvés dans les palmiers et les arbres qui font partie du boisement urbain.

Les mammifères peuvent aussi être aperçus dans les inondées proches du périmètre urbain, principalement, la capivara et l'alligator.

Les Tuiuiús, les émeus, les martins pêcheurs, et autres espèces d'oiseaux établissent une parfaite relation entre la nature et l'homme.

La chasse est interdite dans l'État.

 

Son climat est chaud avec des températures qui varient entre 20 et 40 degrés. Les pluies sont constantes, principalement en fin d’après-midi.

 

 

La secrétaire du tourisme nous reçoit donc dans son bureau mais ne parle que le portugais. Un adjoint parlant l'anglais nous sert de traducteur. Elle commence par nous déballer ses CD pour nous présenter le Pantanal sur écran et se met en quête d'une fazenda pour nous héberger. Or, elle contacte par téléphone des fazendas touristiques qui proposent des tarifs exorbitants : 320 Rls, 160 Rls, ....

Par chance, un homme sur place finit par nous proposer un hébergement dans son hôtel restaurant "Pesqueiro da Neuza". Lolo négocie pour 40 Rls la nuit avec le café de manha.

Nous le suivons en voiture à 15 Kms de là et tombons sous le charme. Une grande pousada entourée de végétation au bord du fleuve Rio Miranda. C'est spacieux, confortable et accueillant. Nous n'avons que l'embarras des chambres car nous sommes en basse saison et il n'y a aucun autre touriste.

 

 

 

    

 

Le soir, nous dînons sur place. Sa femme nous a préparé un festin pour deux. Nous nous régalons encore une fois.

 

 

 

Les insecticides sont de mise ici, car les mosquitos attaquent 24/24.

Gomes peint de magnifiques tableaux de la faune environnante qu'il expose à des manifestations locales.

 

 

 

Nous nous couchons de bonne heure car le lendemain nous partirons toute la journée en barque avec Gomes (le propriétaire) pour pêcher et découvrir les merveilles du Pantanal (95 Rls la journée + 33 Rls de carburant pour le bateau.

 

Avant de se coucher, nous avons la visite d'une petite grenouille translucide sortie par le trou du lavabo de la SDB qui saute de mur en mur avec ses pattes palmées. Nous nous endormons après une bonne rigolade.

 

JOUR 9 : vendredi 7 avril 2006

 

Petit déj à 7 H 15 puis départ en barque avec Gomes et l'un de ses employés qui manoeuvre la barque. Nous naviguons le long du fleuve Rio Miranda où nous pouvons observer la nature sauvage à son paroxysme. Aucun bruit urbain ne vient déranger notre contemplation.

Gomes prend le temps de nous montrer les nombreuses variétés d'oiseaux (des areas, des aigrettes, des aigles, des tuiuius, ....) qui nous entourent, et quelques macaques qui déambulent d'arbres en arbres.

 

 

      

 

  

  

 

 

Le "tuiuiu" est la plus grande cigogne du monde et le plus grand oiseau volant du Brésil.

Il est l'oiseau symbole du Pantanal  et "tuiuiu" est un nom régional du jaburu.

Les "tuiuius" sont des oiseaux de très grande taille, en moyenne un mètre de hauteur et 1,40 m de longueur, environ 3 mètres d'envergure.

Le "tuiuiu" construit un seul nid de toute sa vie et le répare chaque année pour l'accouplement qui commence généralement au mois de Juin.

 

 

 

Nous nous arrêtons pour pêcher car Gomes a emmené tout le matériel nécessaire. Lolo et moi sommes bredouilles mais Gomes réussi à pêcher un piranha.

 

 

 

Nous rentrons déjeuner le midi et repartons à 13 H 15 sous un soleil de plomb.

Cette fois, Gomes nous fait remonter le Rio Miranda en sens inverse jusqu'au confluent du Rio Salobra dont les eaux deviennent cristallines, contrastant avec celles du Rio Miranda de couleur marron.

Nous arrêtons le moteur pour avancer lentement en paguant, et observer la faune. On peut admirer le fond tant l'eau est transparente. De magnifiques jacinthes d’eau flottent sur l’eau. Soudain Gomes nous montre un jacaré (caïman) qu'on a juste le temps de flasher avant qu'il ne disparaisse sous l'eau. Malgré ce temps très ensoleillé, une petite averse de passage.

 

 

 

 

 

  

 

 

Nous apercevons aussi des capivaras appelés aussi cabiais. Le plus gros rongeur du monde, animal typiquement brésilien, qui pousse un drôle de cri.

 

 

Nous profitons aussi de ce si bel endroit en eaux cristallines pour y piquer une tête ! pas très rassurant au départ lorsqu’on sait que des jacarés et piranhas s’y promènent ! Mais d’après Gomes, on ne risque rien si l’on reste en surface près de la barque ! Et puis, le soleil tape tellement qu’un bon rafraîchissement est le bienvenu ! Ça calme les coups d’soleil.

 

   

 

Au retour, Gomes nous emmène sur une ancienne voie de chemin de fer dont la construction par les anglais date de 1931.

 

         

 

 

Ce fut une excursion mémorable de notre périple dans le Mato grosso do Sul.

 

Le soir, nous nous préparons pour assister à la "festa de peixe" (la fête du poisson) qui se déroule sur la place de la Mairie à Miranda.

Et devinez donc ce qu'on y mange encore ... ? Du poisson frit, bien sûr ! Mdr ! Cependant, nous découvrirons deux nouvelles spécialités culinaires : la caldo de piranhas (1 soupe de piranhas) et des pastels de peixe (1 sorte de crêpe fourrée au poisson). Hummm !

Un adjoint de la Mairie nous fait visiter l'exposition de peintures locales et de taxidermie. La plupart des espèces animales du Pantanal y sont représentées. Magnifique !

Quant à la musique, ce n’était pas terrible. D'ailleurs personne n'a dansé sur la piste. Ils avaient invités un chanteur au clavier qui chantait comme une casserole, et deux jeunes guitaristes dont on a reconnu un morceau des stones qu'au bout de quelques minutes.

 

 

JOUR 10 : Samedi 8 avril 2006

 

Nous nous apprêtons à repartir pour Sao Paulo. Nous échangeons les e-mails avec Gomes et donnons des nouvelles à nos proches.

Gomes nous montre les photos qu'il a prises lors de notre excursion en barque et prend une dernière photo de Lolo avec un dourado.

 

 

 

Nous voilà partis pour 600 kms. La route est difficile, parsemée de trous et toujours encombrée de nombreux poids lourds à doubler puis un énorme orage qui nous ralentit.

En route, nous refaisons le plein de gazolina et en profitons pour nettoyer notre voiture.

 

    

 

Nous nous arrêtons dans la soirée à Présidente Epitàcio.

L'histoire du Président Epitàcio a trouvé son origine dans la nécessité, au début du 20ème siècle, de la construction d'une route qui liait l'intervalle compris entre l'"arrière-pays inconnu" et abandonné de cette partie de l'État de S. Paulo, avec le sud de Mato.grosso (actuel Mato.grosso du Sud). Jusqu'à alors, les habitants du mato-grosso de cette région pouvaient seulement atteindre la capitale de São Paulo et de Rio de Janeiro par le Paraguay ou Uberaba. Les exploitations agricoles des vallées des fleuves Vert, Brun, Ivinhema, Amambai, Iguatemi et autres du bassin hydrographique du fleuve Paraguay envoyaient pour São Paulo leur bétail à travers le Triangle Minier, effectuant de longs voyages, dont les denrées périssaient. En 1906, la dernière ville de l'État de São Paulo, avant Mato.grosso, était Assis.

Il était nécessaire de construire une route qui liait à celui-là deux états, mais à l'époque, c’était une entreprise dont les gouvernements de l'état n’avaient pas le courage d'affronter, principalement parce que la région était considérée comme arrière-pays, tant de São Paulo que de Mato.grosso et selon Francisco Cunha, "tiers de la carte de São Paulo où se lisait : TERRAINS INCONNUS HABITÉS PAR LES INDIENS ".

Le gouverneur de São Paulo, Jorge Tibiriçá, en 1904, a cherché son cousin, le médecin Francisco Tibiriçá et lui a offert l'administration du projet pour la construction de la route. Francisco Tibiriçá savait que la construction de la Route de Fer serait très longue. Les bassins des fleuves Saint Anastácio, Paraná et Paranapanema, figuraient encore dans les cartes de zone inconnue et inhabitée.

Il possède 2500 mètres de longueur, servant de lien entre l'État de São Paulo et de Mato.grosso du Sud, outre être chemin naturel pour Bolivie et Paraguay.

Il s'agit d'une des plus importantes oeuvres de l'ingénierie nationale, non seulement par son extension que par ses caractéristiques, tant de conception que d'exécution.

Il a été construit par le Gouvernement Fédéral et inauguré en 1965.

La population est estimée à 41 580 habitants.

 

  

 

Nous trouvons une chambre à 30 Rls à l'hôtel Primavera, tenu par une israélienne de Tel Aviv.

 

 

Nous choisissons d'aller dîner dans une pizzeria en centre-ville. Lol !

La serveuse ne comprend rien à ce qu'on lui demande. Au lieu de 2 pizzas, nous n'en aurons qu'une. Un péché de gourmandise nous fait commander chacun 1 coupe de glace. La taille dépasse notre espérance ! La petite coupe déborde de glace et de chantilly, écoeurant tout d'même.

De notre table sur rue, nous observons le va et vient des jeunes qui se pavanent à tout va avec leur pick-ups customisés et la musique à donf.

Nous rentrons à l'hôtel et tentons de nous endormir avec la musique de la discothèque du 3ème âge à 200 m de là.

 

 

JOUR 11 (dernier jour) : dimanche 9 avril 2006

 

Dernier petit déj au Brésil avant de regagner Sao Paulo pour le retour en France. La route est bien dégagée et nous arrivons à proximité de Sao plus tôt que prévu en fin d'après midi. Il nous reste encore 2 H devant nous avant de ramener la voiture à l'agence.

Nous en profitons pour faire un dernier petit tour dans la nature. A notre grande surprise nous tombons sur une méga rave. Nous nous éloignons à quelques Kms et allons nous balader à pieds. Un dernier bol d'air brésilien !

Nous arrivons à l'aéroport de Sao pour 18 H comme prévu.

Notre voyage se termine déjà à notre grand regret mais que de belles images dans nos têtes.

Demain, nous serons de retour à la maison où nos proches nous attendent avec impatience pour leur commenter nos  péripéties !

 

 

 

 

Un prochain voyage alimente déjà nos pensées : le Vietnam !  à suivre ...

 

 

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